Individu et Société

Dans ce pôle vous trouverez des documents relatifs à l'individu en tant que membre d'une société et d'une culture.  Ces ouvrages proposent des pistes de réflexion sur ce qui fait la complexité de l'individu pris à la fois dans des déterminations biologiques et culturelles, et pourtant singulier.

Le questionnement des rapports que l'individu entretien avec son environnement, sur les relations de l'individu dans la société dans laquelle il s'inscrit, la découverte des autres cultures, l'interrogation sur l'individu à la fois différent de tous les autres hommes et cependant semblable à tous les hommes, sont au coeur des documents sélectionnés et mis à votre disposition sur le réseau des bibliothèques de Pantin.

 

Le pôle documentaire Individu & Société s'organise autour des domaines : Education ; Ethnologie ; Philosophie ; Psychologie ; Sociologie.

Les choix des bibliothécaires

  • Sur le chemin de l'école

    Jackson, Zahira, Samuel et Carlos vivent au Kenya, au Maroc, en Inde ou en Patagonie. Ils espèrent que l’école leur permettra d’échapper à leur destin et parcourent de longs trajets, à pied, à vélo ou à cheval pour y aller. Ce documentaire original souligne, en indiquant le temps de parcours sur l’écran, le poids écrasant des efforts pour atteindre l’école. Le réalisateur n’insiste pas sur la dureté de la vie de ces enfants, mais montre simplement leur détermination dans ces cheminements à travers de vastes étendues, pour atteindre leur but, l’école.
  • Question d'intelligence

    Quinzequestions permettent d'envisager l'intelligence sous des anglesdifférents : que se passe-t'il dans le cerveau ? ; les filles et lesgarçons sont-ils aussi intelligents ? ; l'intelligence est-ellehéréditaire ?...Desréponses simples avec des exemples concrets, pris dans le cadrescolaire, familial ou amical pour faire comprendre le raisonnement.Des illustrations colorées et drôles, ainsi qu' une mise en pageaérée servent bien le texte.Résultat: un livre qui fait du bien ('on ne peut résumerl'intelligence d'un élève à son bulletin scolaire'). Ildécomplexe et pousse à être meilleur. Si l'apprentissage et lacompréhension sont nécessaires, l'auteur souligne les formesvariées de l'intelligence et insiste sur la nécessité d'êtrecurieux, audacieux, persévérant, empathique...Asouligner, l'attention particulière portée à déconstruire lespréjugés et un appel à la vigilance : les imbéciles ne sont pasforcément heureux et les intelligents forcément sérieux ; leshommes se repéreraient mieux dans l'espace grâce aux compétencesdéveloppées dès leur plus jeune âge en jouant avec des voituresou jeux de construction; les filles auraient un vocabulaire plusriche grâce aux conversations inventées pour leurs poupées... Doncévitons de trop 'genrer'.Undocumentaire réellement intéressant à destination des enfants maispas que. A découvrir absolument !
  • Platon et Descartes passent le bac

    L'intérêt de ce livre réside dans sa forme, 'carnet de bord'. Hélène Péquignat ne cherche pas à témoigner particulièrement des difficultés vécues par les enseignants aujourd'hui ni à dénoncer le fonctionnement d'une institution, mais elle veut donner à voir le quotidien d'une professeur de philosophie aujourd'hui. Elle témoigne de son enthousiasme et de sa passion à transmettre connaissances, culture et savoirs en faisant preuve d'inventivité et d'ingéniosité.Dans un style plein d'humour, nous cotoyons ces élèves 'normaux' ou presque, au jour le jour, les chapitres s'agrémentant d'exemples concrets de travaux et de sujets de devoirs. Entre lassitude, doute et contrariétés, 'Sur le métier, pourtant, l'on remet l'ouvrage une fois de plus : parce que, devant nous se tiennent, de belles personnes que nous pouvons peu ou prou, guider sur la voie de leur propre humanité.'
  • Sidérer, considérer

    Septembre 2015. Un camp de migrants, de réfugiés – comment les nommer ? – s'établit durant quelques mois sur le quai d'Austerlitz, à Paris. Ce camp de fortune, fait de bric et de broc et bâti à la hâte, avec les moyens du bord, cohabite avec une boîte de nuit branchée, le Wanderlust, et la Cité de la Mode et du Design, dont il vient habiller les soubassements laissés ordinairement à nu. Cette image incongrue, vite balayée cependant par les forces de police qui viendront défaire puis nettoyer les traces de ce voisinage impropre, interpelle Marielle Macé, qui décide alors de se pencher sur ces vies, sur ce camp « discret, mal visible, peu médiatisé », sis en en marge de la ville, sur les bords de la Seine, ces « bords en plein centre, bords internes de la ville… bords de la visibilité, bords du temps. »Convoquant tour à tour les mots de W. G. Sebald, de Walter Benjamin, de Jacques Derrida, de Judith Butler ou encore de poètes comme Francis Ponge – qui ont tenté, chacun à leur manière, par delà la sidération qui leur était commune, de faire dire, de faire voir, ces existences et ces situations où l'humain, tel un rebut, est tenu hors de l'humain –, Marielle Macé choisit de dépasser le sentiment de sidération et d'indignation auquel invite bien souvent le traitement médiatique de cette question, pour repenser, au moyen de la littérature, le langage, l'acte, le geste de l'hospitalité. Car à défaut de réparer des vies, la littérature a, pour le moins, le pouvoir de réparer le langage et la parole.Dans ce texte d'intervention, qui tente de redéfinir une politique du care en faisant de la littérature la décision d'un agir, l'auteur affirme avec force la nécessité de considérer ces êtres mis au ban – du droit, de la ville, du temps. Considérer pour nommer, donner à voir et à entendre, et résister à ce cercle vicieux par lequel une part de l'humanité, désignée comme un agrégat de singularités quelconques, est réduite à la vie nue. Considérer donc, pour s'arracher à la sidération, bien trop aveugle. Considérer encore, pour que cette reconnaissance linguistique s’actualise dans une reconnaissance politique, un mouvement de légitimation qui ferait de ces vies minuscules, des vies majuscules, pour parler comme Pierre Michon. Considérer enfin, pour que se substitue au traitement humanitaire de cette « humanité rebut à gérer, placer, déplacer », la justice et le droit ; ainsi que le revendique le PEROU (Pôle d'Exploration des Ressources Urbaines), cette association dont l'action sociale et architecturale se déploie dans les camps, bidonvilles et autres jungles, et dont l'auteur se fait l'écho. En finir présentement avec l'idée de cet au-delà, cet Autre cantonné à un en-deçà, c'est ainsi faire en sorte que les migrants ne soient plus un sujet parmi d'autres de l'espace médiatique, mais deviennent sujets, singularités, le particulier de tout vivant, le lieu, l'être-là où le « droit à la ville » se formule et s'actualise.
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