Individu et Société

Dans ce pôle vous trouverez des documents relatifs à l'individu en tant que membre d'une société et d'une culture.  Ces ouvrages proposent des pistes de réflexion sur ce qui fait la complexité de l'individu pris à la fois dans des déterminations biologiques et culturelles, et pourtant singulier.

Le questionnement des rapports que l'individu entretien avec son environnement, sur les relations de l'individu dans la société dans laquelle il s'inscrit, la découverte des autres cultures, l'interrogation sur l'individu à la fois différent de tous les autres hommes et cependant semblable à tous les hommes, sont au coeur des documents sélectionnés et mis à votre disposition sur le réseau des bibliothèques de Pantin.

 

Le pôle documentaire Individu & Société s'organise autour des domaines : Education ; Ethnologie ; Philosophie ; Psychologie ; Sociologie.

Les choix des bibliothécaires

  • Socrate président !

    Comment Gorgias, le sophiste passé maître dans l'art de plaire, s’accommoderait-il d'une époque, la nôtre, où pullulent les fake-news et où le faux-semblant tient lieu de vérité ? Que ferait Socrate, le défenseur intraitable de la justice, penseur du beau et du bien, dans un monde mis à mal par les inégalités et la violence ?C'est à de telles question que tente de répondre ce petit livre de philosophie qui n'a de petit que la taille ! En transposant les questions soulevées par La République de Platon dans le monde d'aujourd'hui, l'auteur nous montre comment la philosophie peut nous être d'une aide précieuse pour comprendre notre monde et les débats qui l'animent. Ainsi peut-être, à l'écoute de nos amis philosophes, serons-nous en mesure de démêler le vrai du faux !Un ouvrage à mettre entre toutes les mains !
  • Question d'intelligence

    Quinzequestions permettent d'envisager l'intelligence sous des anglesdifférents : que se passe-t'il dans le cerveau ? ; les filles et lesgarçons sont-ils aussi intelligents ? ; l'intelligence est-ellehéréditaire ?...Desréponses simples avec des exemples concrets, pris dans le cadrescolaire, familial ou amical pour faire comprendre le raisonnement.Des illustrations colorées et drôles, ainsi qu' une mise en pageaérée servent bien le texte.Résultat: un livre qui fait du bien ('on ne peut résumerl'intelligence d'un élève à son bulletin scolaire'). Ildécomplexe et pousse à être meilleur. Si l'apprentissage et lacompréhension sont nécessaires, l'auteur souligne les formesvariées de l'intelligence et insiste sur la nécessité d'êtrecurieux, audacieux, persévérant, empathique...Asouligner, l'attention particulière portée à déconstruire lespréjugés et un appel à la vigilance : les imbéciles ne sont pasforcément heureux et les intelligents forcément sérieux ; leshommes se repéreraient mieux dans l'espace grâce aux compétencesdéveloppées dès leur plus jeune âge en jouant avec des voituresou jeux de construction; les filles auraient un vocabulaire plusriche grâce aux conversations inventées pour leurs poupées... Doncévitons de trop 'genrer'.Undocumentaire réellement intéressant à destination des enfants maispas que. A découvrir absolument !
  • Sidérer, considérer

    Septembre 2015. Un camp de migrants, de réfugiés – comment les nommer ? – s'établit durant quelques mois sur le quai d'Austerlitz, à Paris. Ce camp de fortune, fait de bric et de broc et bâti à la hâte, avec les moyens du bord, cohabite avec une boîte de nuit branchée, le Wanderlust, et la Cité de la Mode et du Design, dont il vient habiller les soubassements laissés ordinairement à nu. Cette image incongrue, vite balayée cependant par les forces de police qui viendront défaire puis nettoyer les traces de ce voisinage impropre, interpelle Marielle Macé, qui décide alors de se pencher sur ces vies, sur ce camp « discret, mal visible, peu médiatisé », sis en en marge de la ville, sur les bords de la Seine, ces « bords en plein centre, bords internes de la ville… bords de la visibilité, bords du temps. »Convoquant tour à tour les mots de W. G. Sebald, de Walter Benjamin, de Jacques Derrida, de Judith Butler ou encore de poètes comme Francis Ponge – qui ont tenté, chacun à leur manière, par delà la sidération qui leur était commune, de faire dire, de faire voir, ces existences et ces situations où l'humain, tel un rebut, est tenu hors de l'humain –, Marielle Macé choisit de dépasser le sentiment de sidération et d'indignation auquel invite bien souvent le traitement médiatique de cette question, pour repenser, au moyen de la littérature, le langage, l'acte, le geste de l'hospitalité. Car à défaut de réparer des vies, la littérature a, pour le moins, le pouvoir de réparer le langage et la parole.Dans ce texte d'intervention, qui tente de redéfinir une politique du care en faisant de la littérature la décision d'un agir, l'auteur affirme avec force la nécessité de considérer ces êtres mis au ban – du droit, de la ville, du temps. Considérer pour nommer, donner à voir et à entendre, et résister à ce cercle vicieux par lequel une part de l'humanité, désignée comme un agrégat de singularités quelconques, est réduite à la vie nue. Considérer donc, pour s'arracher à la sidération, bien trop aveugle. Considérer encore, pour que cette reconnaissance linguistique s’actualise dans une reconnaissance politique, un mouvement de légitimation qui ferait de ces vies minuscules, des vies majuscules, pour parler comme Pierre Michon. Considérer enfin, pour que se substitue au traitement humanitaire de cette « humanité rebut à gérer, placer, déplacer », la justice et le droit ; ainsi que le revendique le PEROU (Pôle d'Exploration des Ressources Urbaines), cette association dont l'action sociale et architecturale se déploie dans les camps, bidonvilles et autres jungles, et dont l'auteur se fait l'écho. En finir présentement avec l'idée de cet au-delà, cet Autre cantonné à un en-deçà, c'est ainsi faire en sorte que les migrants ne soient plus un sujet parmi d'autres de l'espace médiatique, mais deviennent sujets, singularités, le particulier de tout vivant, le lieu, l'être-là où le « droit à la ville » se formule et s'actualise.
  • Une bible

    Leshistoires de la Bible ont façonné nos civilisations. Que l'on soitcroyant ou non, la richesse de ces histoires nous fait voyager. Enhabile conteur et magicien de la langue, Philippe Lechermeierréinvente une forme pour chacune d'elles et recrée ainsi Unebible afin d'en faciliter la transmission culturelle. Dans unmême esprit de respect et de liberté, l'illustratrice revisite lesscènes de la Bible et bouscule ainsi nos représentationshabituelles.Iln’est pas ici question de morale, de conversion ou de croyance. Unebible estune compilation des mythes qui ont fondé les grandes religionsmonothéistes. Pour rendre encore plus accessible ce texte fondateur,l'ouvrage propose différents genres de narration. On y trouve descontes, des pièces de théâtre comme « Les songes de Joseph »pièce en trois actes avec chœur, ou encore des poèmes. A l'imagedes textes, l'illustration est très riche : crayonnés, encres,peintures, imitations de photographies. Elles soulignent à quelpoint les histoires de la Bible ont traversé le monde et le temps.Unebible,est un très bel objet qui se dévore et qui peut être lu en continuou repris pour un épisode seulement. Une autre vision de cescélèbres histoires.
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