Fiction

Le fonds fiction des bibliothèques de Pantin vous invite à la lecture de textes classiques et contemporains de tous les pays.

Romans, bandes-dessinées, poésie, théâtre et textes critiques sont choisis pour vous permettre de découvrir la richesse des créations littéraires.

Pour bénéficier d'un confort visuel des livres en grands caractères sont à votre disposition. Et pour passer la frontière des genres, une sélection de livres lus vous permet d'entendre les interprétations de référence ainsi que des DVD que vous trouverez au nom de l'auteur de fiction dont ils sont adaptés.

Les choix des bibliothécaires

  • Pékin pirate

    Xu Zechen, dans ce court roman «coup de poing » à la langue urbaine et crue, dépeint l'univers et le quotidien des précaires qui survivent en vendant des DVD piratés au coin des rues, devant les universités, et parfois même au sein des entreprises : chambrettes ou dortoirs vétustes loués au mois ou à la semaine à des propriétaires sans scrupules, avec qui il faut marchander âprement, manœuvres des policiers qui se font passer pour des clients potentiels, et qu'il faut continuellement déjouer, petites amies étudiantes qui pratiquent la prostitution occasionnelle.C'est le Pékin des laissés pour compte et de la «débrouille », noyé sous les assauts du loess, ce vent venu du désert et chargé de sable, que l'auteur nous laisse entrevoir :  ville tentaculaire et indifférente où seules l'amitié et les marmites mongoles, servies dans des bistrots où s'entassent les clients, réchauffent les coeurs.
  • La faim de Maria Bernabé

    Maria est une jeune fille obèse. Seule, délaissée par son entourage, elle crie sa haine des autres en engloutissant rageusement une tonne de nourriture. Maria vit pour se perdre, pour échapper à ses sentiments. Elle mange pour mourir et ne plus être invisible. Écrit à la première personne ce roman est un cri violent qui bouscule du début à la « faim ».
  • Miss Roumanie

    Le roman de Cezar Petrescu (1892-1961), que beaucoup comparent à un Marcel Aymé roumain, a été écrit dans les années 30. Son écriture est agile et poétique et dégage un parfum de profonde mélancolie parfaitement rendu par la traduction de J.-L. Courriol, spécialiste de la littérature roumaine. Les péripéties de cette chronique de mœurs absolument moderne débutent dans la bourgade de Trifouillis-les-Choux, où le journal L’Illustration colorée organise un concours de beauté pour contrer son concurrent. Avec un humour incomparable, l'auteur propose une satire jubilatoire des concours de beauté. Il en fait le symbole de l’avilissement joyeux d’une société qui n’a d’autre souci que de s’amuser après les horreurs de la Première Guerre mondiale. Les personnages sont tour à tour ridicules, odieux, cyniques ou stupides mais jamais ennuyeux. Margareta Lalouche, que son entourage prénomme affectueusement Génissette, en hommage à son intelligence (!) est une jeune provinciale devenue Miss de sa petite ville, puis Miss nationale. Son fiancé Olympiodor Chouravet, poète-cheminot, la noie sous une tonne de missives qu’elle ne prend même pas la peine de lire et va faire, avec elle, le voyage jusqu’à Bucarest pour le plus important moment de leur existence.
  • Le fracas du temps

    L'auteur a pris pour titre de cette biographie romancée consacrée à Dimitri Chostakovitch (1906-1975) celui d'un ouvrage en prose écrit par son contemporain le grand poète russe Ossip Mandelstam (1891-1938), 'le bruit du temps' ('the noise of time') car le destin de Mandelstam aura été le parfait négatif de celui du compositeur. Si le premier est mort d'avoir voulu résister à Staline, le second aura très mal vécu de ne pas en avoir eu le courage. De courage pourtant Dimitri Chostakovitch n'en manqua pas au début de sa carrière, mais les purges de 1937 puis la guerre auront raison de sa résistance. Contraint de représenter son pays aux Etats-Unis en 1949, il en viendra même à renier sa plus grande idole, Igor Stravinsky et à devenir un peu plus tard membre du parti communiste. C'est le parcours de cet homme ironique et désabusé, victime de ses propres faiblesses autant que de la machine impitoyable qu'il aurait dû affronter, que dresse Julian Barnes sans juger le musicien vieilli et brisé dont la 'lâcheté' admet-il était l' 'unique choix raisonnable'.
  • Tebori

    Jeune délinquant, Yoshi est confié à Seijun, un maître tatoueur chargé de lui apprendre le métier. Des années plus tard, devenu à son tour maître dans l'art du tebori, il reprend la clientèle très particulière de Seijun : des yakuza dont les tatouages, uniques, racontent leurs faits d'armes. Tout se complique lorsqu'il rencontre une jeune femme arborant le même tatouage qu'il a réalisé lui-même sur le dos d'un chef yakusa... S'appuyant sur un graphisme très soigné, Tebori nous plonge dans le monde fascinant du tatouage japonais, en confrontant tradition et modernité de cet art qui se démocratise.
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