Fiction

Le fonds fiction des bibliothèques de Pantin vous invite à la lecture de textes classiques et contemporains de tous les pays.

Romans, bandes-dessinées, poésie, théâtre et textes critiques sont choisis pour vous permettre de découvrir la richesse des créations littéraires.

Pour bénéficier d'un confort visuel des livres en grands caractères sont à votre disposition. Et pour passer la frontière des genres, une sélection de livres lus vous permet d'entendre les interprétations de référence ainsi que des DVD que vous trouverez au nom de l'auteur de fiction dont ils sont adaptés.

Les choix des bibliothécaires

  • J'ai vu un homme

    « L'événement qui bouleversa leur existence survint un samedi après-midi de juin, quelques minutesà peine après que Michael Turner, croyant la maison des Nelson déserte, eut franchit la porte du jardin » Ainsi démarre ce roman qui se transforme en « page turner » aux allures de thriller. Quel est cet événement et pourquoi Michael rentre-t-il dans la maison de ses voisins ? Il a perdu sa femme journaliste tuée par un drone américain au Pakistan et s'est installé après sa mort tout près de chez Josh et Amanda Nelson qui sont devenus ses amis et grâce auxquels il a commencé à se reconstruire. Son cheminement dans la maison est accompagné d'allers et retours dans son histoire, jusqu'à l'événement qui est un des noeuds de l'intrigue. J'ai vu un homme est un roman habilement construit qui nous mène de Michael à Josh, trader dans une grande banque de Londres, et à Daniel, pilote de l'US Air force. Chacun d'eux a vécu un événement dramatique qui les lie à Michael et a profondément transformé le cours de leur vie.
  • Solomon Gursky

    Solomon Gursky, le neuvième roman de Mordecai Richler, est certainement le plus ambitieux jamais écrit par l’enfant terrible des lettres montréalaises. L’histoire des Gursky ressemble à une épopée aux accents bibliques qui embrasse le destin de six générations d’immigrants juifs dont les aventures sur les cinq continents se lient inextricablement à l’histoire du Canada. Et Mordecai Richler prend un malin plaisir à brouiller les pistes, multipliant les fils narratifs et les personnages, comme pour mieux laisser croire au lecteur qu’il tient les ficelles de ce vertigineux récit gigogne. Avec brio, il touche au roman noir, puis se ravise et privilégie l’aventure, le conte, la satire sociale ou encore la fresque historique… Personne n’est épargné sous la plume rieuse, parfois acerbe, de l’écrivain. Inutile enfin de chercher à distinguer le vrai du faux dans ce roman-fleuve où l’humour et l’intelligence étrillent avec joie la bêtise et la cupidité des hommes. Dans ce voyage, le chemin vaut autant, si ce n’est plus, que le but à atteindre.
  • Giboulées de soleil

    À la fin de la Seconde guerre mondiale, dans un petit village de Tchécoslovaquie à la frontière de l'Autriche, Marie élève seule sa fille Magdalena, née de père inconnu.L'histoire va se répéter, de mère en fille, et donner naissance à  une lignée de « bâtardes » Libuse, fille de Magdalena, Eva, fille de Libuse, belles, fières malgré le mépris et la violence qui les entourent, libres de leur choix et prêtes à tout pour survivre et donner une meilleure chance à la suivante. En filigrane se dessine le destin d'un pays, passé de l'empire Austro-Hongrois à l'invasion nazie, puis à l'avènement du communisme avant que l'étau ne se desserre à la fin des années 80.Écrite en français par un romancière de Moravie installée en France depuis 1990,  la saga de ces femmes attachantes s'inscrit dans les cinquante années de l'histoire de la Tchécoslovaquie qu'elles traversent. Ce fonds historique, si important dans la lignée des « trois bâtardes » est subtilement évoqué et toujours rapporté au contexte du roman.C'est un très beau récit, trois femmes qui se racontent à différents moments de leur vie, de l'enfance à la maternité, sans oublier la figure de la quatrième, la matriarche de la lignée, une femme forte, décidée à ne pas se laisser dicter sa conduite ni imposer aucune volonté dans un monde dominé par les hommes, une femme dure, traversée parfois de rares éclats de tendresse et qui va armer ses descendantes de leçons sur le refus de la honte et de la pitié.
  • Fable d'amour

    Et si la fable était le seul mode d'emploi pour raconter aujourd'hui la puissance d'aimer?Deux personnages qu'il serait impossible d'imaginer plus éloignés se rencontrent. Lui clochard sans mémoire, elle une fille merveilleuse. Lui se souvient juste que tout l'avait déçu, qu'il avait abandonné sa vie et qu'il s'était mis à dormir dans la rue, dans le monde vide. Seul un pigeon l'avait élu son seul ami au monde. Elle, elle est belle, «merveilleuse» disent les clochards qui la voient passer puis s'arrêter. «Viens,je t'emmène chez moi» lui dira-t-elle. Il la suivra. Elle le débarrassera de sa crasse, de ses poux, de ses croûtes. Rien ne nous est épargné. Suivent des jours d'amour passionné, puis elle le chassera...Histoire improbable qui peut avoir lieu dans le territoire libre de la fable, mais aussi quelquefois dans la vie? Dans ce récit on trouve à la fois cruauté et douceur, désolation et enchantement, rêve et réalité, vie et mort, qu'on ne peut séparer si on veut (nous dit l'auteur) parler véritablement de l'amour.
  • Le tabac Tresniek

    Le Tabac Tresniek dresse à travers le parcours initiatique de Frantz le portrait d'une Autriche divisée et l'éveil d'une conscience. A 17 ans, Frantz quitte les paysages montagneux de Haute-Autriche et la douceur du foyer maternel pour se faire une place à Vienne. Dans son vieux tabac, Otto Tresniek, blessé pendant la guerre, repose sa jambe unique en lisant consciencieusement tous les journaux. Frantz s'adapte tant bien que mal à son nouveau mode de vie. Il lutte contre le mal du pays et la nostalgie de l'enfance qui l'absorbe dès que sa mère lui envoie une carte postale. Happé par mille désirs confus, il rencontre Freud qui lui ouvre la porte de l'âge adulte tandis que la société viennoise est rongée : on fustige Otto Tresniek qui accueille toujours sa clientèle juive. Le jeune homme aux mains de fille construit alors sa conscience d'homme et résiste à sa manière à la montée du national socialisme. La langue de Seethaler est à l'image de Frantz :  naturelle et pourtant saisissante, il maîtrise l'art du récit. A lire aussi du même auteur : Une vie entière.
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