Fiction

Le fonds fiction des bibliothèques de Pantin vous invite à la lecture de textes classiques et contemporains de tous les pays.

Romans, bandes-dessinées, poésie, théâtre et textes critiques sont choisis pour vous permettre de découvrir la richesse des créations littéraires.

Pour bénéficier d'un confort visuel des livres en grands caractères sont à votre disposition. Et pour passer la frontière des genres, une sélection de livres lus vous permet d'entendre les interprétations de référence ainsi que des DVD que vous trouverez au nom de l'auteur de fiction dont ils sont adaptés.

Les choix des bibliothécaires

  • Le mariage de plaisir

    Amir, commerçant prospère de Fès, vient chaque année s'approvisionner au Sénégal. Il y a rencontré Nabou, jeune femme peule de Dakkar entièrement libre dans ses pensées comme dans ses gestes amoureux. A chacune de ses visites, il l'emmène chez des scribes de la mosquée qui rédigent un contrat de mariage provisoire dit «mariage de plaisir » pour être en règle avec sa religion. Pourquoi « mariage de plaisir » l'autre est comment ? « Là-bas, c'est la tradition, ici, c'est la liberté » répond Amir. Fort de la possibilité que lui offre la loi musulmane de pouvoir épouser jusqu'à quatre femmes il entraînera Nabou avec lui à Fès se persuadant que la première épouse comprendra.Le retour à Fès ne sera pas celui promis. Mené sur un mode qui alterne récit et conte dramatique, ce roman est une traduction de l'échec du sentiment amoureux face aux conventions augmentée de la lâcheté d'un homme qui pour satisfaire son plaisir n'hésitera pas à donner en pâture celle dont la peau est noire.
  • Le tabac Tresniek

    Le Tabac Tresniek dresse à travers le parcours initiatique de Frantz le portrait d'une Autriche divisée et l'éveil d'une conscience. A 17 ans, Frantz quitte les paysages montagneux de Haute-Autriche et la douceur du foyer maternel pour se faire une place à Vienne. Dans son vieux tabac, Otto Tresniek, blessé pendant la guerre, repose sa jambe unique en lisant consciencieusement tous les journaux. Frantz s'adapte tant bien que mal à son nouveau mode de vie. Il lutte contre le mal du pays et la nostalgie de l'enfance qui l'absorbe dès que sa mère lui envoie une carte postale. Happé par mille désirs confus, il rencontre Freud qui lui ouvre la porte de l'âge adulte tandis que la société viennoise est rongée : on fustige Otto Tresniek qui accueille toujours sa clientèle juive. Le jeune homme aux mains de fille construit alors sa conscience d'homme et résiste à sa manière à la montée du national socialisme. La langue de Seethaler est à l'image de Frantz :  naturelle et pourtant saisissante, il maîtrise l'art du récit. A lire aussi du même auteur : Une vie entière.
  • La mort de Napoléon

    Simon Leys semble quitter son costume de sinologue et d’historien d’art pour emprunter celui du fabuliste à la lisière de l’uchronie et de la farce en inventant une autre vie à Napoléon.L'empereur ne meurt pas à Sainte-Hélène, un autre tiendra ce rôle. Il regagne Paris en passant par Waterloo : anonyme de plus en plus méconnaissable, il assiste au spectacle de son propre mythe, manipulé ou encensé, et s’agite pour préparer son retour au pouvoir. A Paris, ses qualités de stratège lui vaudront de beaux succès dans le commerce des melons. Si certains le reconnaîtront grâce à ce talent, son identité est constamment malmenée.« La Mort de Napoléon » est un des rares textes de fiction signé Simon Leys ( pseudonyme de Pierre Ryckmans, mort en 2014). Il ravit par son intrigue malicieuse qui entrelace les procédés romanesques (on songe au parcours d’Edmond Dantès) et ceux du conte philosophique. L’écriture sémillante permet d’aborder légèrement des réflexions profondes sur le sens de l’histoire, la question du pouvoir et du statut, en mettant le lecteur face aux affres de la folie et du mensonge qui entourent le héros déchu.
  • La plongée

    Dans ce livre à l'écriture limpide et forte qui porte en épigraphe une citation de Tolstoï «la moralité d’un homme se reconnaît à son attitude envers la parole.», il va être largement question de la manipulation des mots par un régime totalitaire  L’action se passe pendant l’hiver 1949, année où débutent de nouveaux procès à Moscou, dans une maison de repos luxueuse pour écrivains. Officiellement, la narratrice Nina, sorte de double de l'auteur, se repose ou travaille ses traductions, mais en réalité, elle essaie de se plonger dans la rédaction du récit de la disparition de son mari en 1937 et de se libérer ainsi, au moins partiellement, d’un long cauchemar qu'elle nous raconte. Au guichet de la prison, alors qu’elle cherchait à avoir des nouvelles de son mari, on lui a répété sans cesse qu’elle ne pouvait lui parler vu qu'il était condamné à 'dix ans sans droit de correspondance » ; elle a fini par découvrir avec douleur que cela signifiait tout simplement qu’il avait été assassiné par l’État.
  • La faim de Maria Bernabé

    Mariaest une jeune fille obèse. Seule, délaissée par son entourage,elle crie sa haine des autres en engloutissant rageusement une tonnede nourriture. Maria vit pour se perdre, pour échapper à sessentiments. Elle mange pour mourir et ne plus être invisible. Écrità la première personne ce roman est un cri violent qui bouscule dudébut à la « faim ».
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