Fiction

Le fonds fiction des bibliothèques de Pantin vous invite à la lecture de textes classiques et contemporains de tous les pays.

Romans, bandes-dessinées, poésie, théâtre et textes critiques sont choisis pour vous permettre de découvrir la richesse des créations littéraires.

Pour bénéficier d'un confort visuel des livres en grands caractères sont à votre disposition. Et pour passer la frontière des genres, une sélection de livres lus vous permet d'entendre les interprétations de référence ainsi que des DVD que vous trouverez au nom de l'auteur de fiction dont ils sont adaptés.

Les choix des bibliothécaires

  • Le mariage de plaisir

    Amir, commerçant prospère de Fès, vient chaque année s'approvisionner au Sénégal. Il y a rencontré Nabou, jeune femme peule de Dakkar entièrement libre dans ses pensées comme dans ses gestes amoureux. A chacune de ses visites, il l'emmène chez des scribes de la mosquée qui rédigent un contrat de mariage provisoire dit «mariage de plaisir » pour être en règle avec sa religion. Pourquoi « mariage de plaisir » l'autre est comment ? « Là-bas, c'est la tradition, ici, c'est la liberté » répond Amir. Fort de la possibilité que lui offre la loi musulmane de pouvoir épouser jusqu'à quatre femmes il entraînera Nabou avec lui à Fès se persuadant que la première épouse comprendra.Le retour à Fès ne sera pas celui promis. Mené sur un mode qui alterne récit et conte dramatique, ce roman est une traduction de l'échec du sentiment amoureux face aux conventions augmentée de la lâcheté d'un homme qui pour satisfaire son plaisir n'hésitera pas à donner en pâture celle dont la peau est noire.
  • J'ai vu un homme

    « L'événement qui bouleversa leur existence survint un samedi après-midi de juin, quelques minutesà peine après que Michael Turner, croyant la maison des Nelson déserte, eut franchit la porte du jardin » Ainsi démarre ce roman qui se transforme en « page turner » aux allures de thriller. Quel est cet événement et pourquoi Michael rentre-t-il dans la maison de ses voisins ? Il a perdu sa femme journaliste tuée par un drone américain au Pakistan et s'est installé après sa mort tout près de chez Josh et Amanda Nelson qui sont devenus ses amis et grâce auxquels il a commencé à se reconstruire. Son cheminement dans la maison est accompagné d'allers et retours dans son histoire, jusqu'à l'événement qui est un des noeuds de l'intrigue. J'ai vu un homme est un roman habilement construit qui nous mène de Michael à Josh, trader dans une grande banque de Londres, et à Daniel, pilote de l'US Air force. Chacun d'eux a vécu un événement dramatique qui les lie à Michael et a profondément transformé le cours de leur vie.
  • Le fracas du temps

    L'auteur a pris pour titre de cette biographie romancée consacrée à Dimitri Chostakovitch (1906-1975) celui d'un ouvrage en prose écrit par son contemporain le grand poète russe Ossip Mandelstam (1891-1938), 'le bruit du temps' ('the noise of time') car le destin de Mandelstam aura été le parfait négatif de celui du compositeur. Si le premier est mort d'avoir voulu résister à Staline, le second aura très mal vécu de ne pas en avoir eu le courage. De courage pourtant Dimitri Chostakovitch n'en manqua pas au début de sa carrière, mais les purges de 1937 puis la guerre auront raison de sa résistance. Contraint de représenter son pays aux Etats-Unis en 1949, il en viendra même à renier sa plus grande idole, Igor Stravinsky et à devenir un peu plus tard membre du parti communiste. C'est le parcours de cet homme ironique et désabusé, victime de ses propres faiblesses autant que de la machine impitoyable qu'il aurait dû affronter, que dresse Julian Barnes sans juger le musicien vieilli et brisé dont la 'lâcheté' admet-il était l' 'unique choix raisonnable'.
  • Fable d'amour

    Et si la fable était le seul mode d'emploi pour raconter aujourd'hui la puissance d'aimer?Deux personnages qu'il serait impossible d'imaginer plus éloignés se rencontrent. Lui clochard sans mémoire, elle une fille merveilleuse. Lui se souvient juste que tout l'avait déçu, qu'il avait abandonné sa vie et qu'il s'était mis à dormir dans la rue, dans le monde vide. Seul un pigeon l'avait élu son seul ami au monde. Elle, elle est belle, «merveilleuse» disent les clochards qui la voient passer puis s'arrêter. «Viens,je t'emmène chez moi» lui dira-t-elle. Il la suivra. Elle le débarrassera de sa crasse, de ses poux, de ses croûtes. Rien ne nous est épargné. Suivent des jours d'amour passionné, puis elle le chassera...Histoire improbable qui peut avoir lieu dans le territoire libre de la fable, mais aussi quelquefois dans la vie? Dans ce récit on trouve à la fois cruauté et douceur, désolation et enchantement, rêve et réalité, vie et mort, qu'on ne peut séparer si on veut (nous dit l'auteur) parler véritablement de l'amour.
  • Chicagoland

    Les amateurs de romans policiers connaissent R.J. Ellory, auteur de Assassins, Vendetta, Seul le silence, Les anges de New-York, et considéré comme l’un des nouveaux maîtres du polar britannique. Fabrice Colin, lui-même écrivain avant d’être scénariste de bande dessinée, adapte ici « Three days in Chicagoland », un recueil de trois nouvelles publiées en format numérique en 2012.Le scénario à la construction originale et soignée, est découpé en trois actes avant un épilogue inattendu. Une jeune femme a été assassinée, un coupable s'est dénoncé et a été condamné. Le récit débute le jour de l'exécution. Successivement, chacun des personnages aborde en toute sincérité son histoire, son vécu et sa perception des événements. Nous sommes plongés dans l’intimité de ces trois individus blessés par la vie qui délivrent le récit sans concessions de leur propre vérité : les révélations du passé douloureux du condamné, les souvenirs de la sœur sur la personnalité troublante de la victime et les doutes obsédants du policier qui a mené l’enquête.Les dialogues sont percutants, le fil de l’histoire est parfaitement déroulé et le dessin de Sacha Goerg, élégant et sobre. Les couleurs douces posées à l’aquarelle donnent une force indéniable à ce récit très noir dans le Chicago des années 50.
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