Arts

Peinture, sculpture, photographie, musique, art contemporain, cinéma, arts décoratifs, design architecture... Plus de 9000 documents invitent à une exploration de l'art dans toute sa diversité. Que ce soit pour une initiation ou une approche plus fouillée, dictionnaires, biographies, catalogues d'exposition, ouvrages théoriques et critiques, revues, DVD sont à votre disposition.

Les choix des bibliothécaires

  • Les pionnières

    À l’heure où Beaubourg puis la Monnaie de Paris ont consacré des expositions ou présentations genrées, centrées sur les femmes artistes, ce livre qui ne se veut ni manifeste ni prise de position sur un quelconque art de genre se veut le « témoignage léger de quelques instants volés, bribes de conversations, moments de détente, promenades au coeur des lieux intimes de la création ». Nous pénétrons ainsi dans l’atelier -cette chambre à soi chère à Virginia Woolf- de onze artistes, espaces-miroirs de celles qui les habitent.Les artistes choisies sont toutes de la même génération, nées avant la deuxième guerre, toutes redécouvertes et célébrées après l’an 2000 dans musées et galeries. Toutes elles se placent du côté de l’abstraction dont elles furent des pionnières, mais dans des registres très différents.Les ateliers blancs et épurés de Geneviève Claisse, Marta Pan, Véra Molnar, Aurélie Nemours contrastent avec la caverne d’Ali Baba de Sheila Hicks -récemment exposée à Beaubourg- où tissus, fils et grosses bobines créent un univers doux et mou dans des matériaux chauds et sensuels. Chez Geneviève Asse, l’atelier semble une plongée en apnée dans un bleu qui est celui de ses œuvres, de ses vêtements et des plages de son enfance morbihannaise.Pour chaque artiste, de belles photographies de Catherine Manchout sont accompagnées des textes éclairants d’Elisabeth Védrenne et Valérie de Maulmin.
  • Vie ? Ou théâtre ?

    L'œuvre de Charlotte Salomon a été exposée il y a peu au Musée d'art et d'histoire du judaïsme à Paris, mais c'est la première fois qu'elle est publiée dans sa quasi intégralité (environ 800 gouaches), ceci par la jeune maison d'édition Le Tripode. Vie ou théâtre ? C'est la vie de Charlotte, son père médecin, sa belle-mère cantatrice, sa mère suicidée, son amour pour un professeur de chant, sa vie à Berlin, sa passion de l'art... Tout ceci brossé dans une sorte de fièvre entre 1940 et 1942 quand elle était réfugiée avec ses grand-parents à Villefranche-sur-Saône, avant sa déportation à Auschwitz et sa mort à 26 ans. Vie ou théâtre ? C'est l'œuvre d'une vie mêlant littérature et peinture ; un ensemble monumental réalisé avec de pauvres moyens sur papier et calque, et en jouant des trois couleurs primaires.
  • 105 oeuvres décisives de la peinture occidentale montrées par Michel Butor

    Paru peu de temps avant sa mort, écrit pour etavec Lucien Giraudo, ami de Butor, spécialiste de son oeuvre etauteur de textes critiques sur les arts, ce livre nous rappelle queMichel Butor n'a pas été seulement une figure phare du nouveauroman mais aussi un explorateur infatigable de l'art entre livresd'artistes et essais sur l'art.Ce beau livre au design élaboré nous propose 105oeuvres : « 105 pour aller plus loin que 100 et donner unesensation d'inachevé ». avec la volonté d'« Inciter leregardeur à chercher d'autres pistes, à ouvrir d'autres fouilles, àchoisir enfin selon sa propre vue ». Tout en mettant dans celivre une sorte de musée de la peinture occidentale, Michel Butor adû bien sûr choisir dans un champ si riche et donc sacrifier,choisissant plutôt que des chefs d'oeuvre des « oeuvresdécisives » inscrites dans l'histoire de la peinture et dansl'histoire tout court.De Giotto à Jean-Michel Basquiat, six chapitreschronologiques éclairent les oeuvres (deux pages sont consacrées àchacune d'entre elles) avec des commentaires qui allient l'éruditionet le regard original de Butor dans un style souvent poétique.Ainsi, parlant d'une toile de Bonnard représentant Signac et sesamis en bateau (v. 1924) Butor attire notre attention sur la matièrepicturale qu'il décrit ainsi : 'une espèce de confitureoptique, comme si les êtres faisaient couler des sucs, des sueurs decouleurs. Voyez cette mer presque noire, et toutes ces variations surle blanc, celui de la voile, des chapeaux, du transat, du pont, desbordures, et enfin celui de la bouée. Le bateau devient un buffetpour une dégustation de blancheurs'.
  • La coulure

    En écho à Daniel Arasse, GuillaumeCassegrain spécialiste de la peinture italienne de la Renaissance etenseignant à L'université Lumière Lyon 2 s'intéresse ici à lacoulure dans la peinture. Ces coulures résultats d'une volontédéclarée de l'artiste ou simple accident survenu lors de laréalisation de l'oeuvre il les étudie dans des peintures deGiovanni Bellini, Le Tintoret, Cy Twombly, Pollock ou Rauschenberg.Ces traces qui insistent sur la matérialité de la peinture peuventêtre vues comme de simples témoins du geste du peintre ou comme desmoyens d'expression autonomes qui participent à la lecture del'image.
  • Masterclass storyboard

    «Le réalisateur dicte (...)les visions qui l'habitent tandis que le storyboardeur les retranscrit à la perfection, parvenant parfois même à les anticiper et à les sublimer ». Dans Masterclass storyboard Aurélie et Virginie Coffineau ont récolté des témoignages de storyboardeurs et de réalisateurs. Les storyboardeurs nous racontent leur métier, les bons et mauvais côtés, les difficultés, leur rapport aux réalisateurs et professionnels du cinéma... Dans des entretiens, réalisateurs, cadreurs et divers collaborateurs expliquent leur vision de ce métier et du rôle parfois très controversé qu'ont les storyboardeurs dans le milieu du cinéma., Masterclass Storyboard est ainsi un ouvrage très éclairant sur le métier de storyboardeur, finalement assez mal connu en France. Grâce à des conseils et méthodes, il apporte également une aide appréciable aux futurs storybordeurs ou simplement à tout cinéphile.
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