Arts

Peinture, sculpture, photographie, musique, art contemporain, cinéma, arts décoratifs, design architecture... Plus de 9000 documents invitent à une exploration de l'art dans toute sa diversité. Que ce soit pour une initiation ou une approche plus fouillée, dictionnaires, biographies, catalogues d'exposition, ouvrages théoriques et critiques, revues, DVD sont à votre disposition.

Les choix des bibliothécaires

  • Graffiti général

    De magnifiques photos pleine page nous font découvrir le bâtiment des Magasins généraux tel que nous ne le verrons plus jamais. Graffiti général, c'est une masse géante de béton entièrement recouverte de graffitis jusqn'en 2012, un chef d'oeuvre d'ingénieur, inauguré en 1931, tatoué de la tête aux pieds, avant son rachat par BETC. Karim Boukercha évoque les artistes qui l'ont peint et repeint et plus largement l'histoire du graph à Paris et de trois générations de grapheurs depuis le début des années 80. Les pionniers du graph : Bando, Scam puis Spirit, Blitz, Asphalt (les Paris City Painters) suivis de tant d'autres vont migrer du centre à la banlieue. Les « spots » en vogue sont d'abord les palissades du chantier d'Orsay ou de Beaubourg  puis Stalingrad. Il y a dans les années 90 une centaine des spots et des murs collectifs à Montreuil et Bagnolet. La disparition des friches conduit à l'apparition de nouvelles scènes comme trains et métros tandis que les graffeurs de terrain se réfugient dans les banlieues. C'est ainsi qu'en 2006 Lek, Gorey, Horphée etc. investissent les anciennes douanes de Pantin : les styles se succèdent et se superposent ; les douanes deviennent une galerie à ciel ouvert.(le site graffitigeneral.com prolonge cette activité picturale intense aujourd'hui terminée).
  • Pourquoi y a-t-il de l'art plutôt que rien ?

    Raphael Cuir invite ici des spécialistes de l'art, conservateurs de musées, critiques et historiens de l'art, philosophes et artistes, à répondre à la question : « Pourquoi y a-t-il de l'art plutôt que rien ? ». Parmi eux :Daniel Arasse, Bernard Blistène, Nicolas Bourriaud, Hervé Di Rosa, ou encore Jan Fabre, Gloria Friedman, Edgar Morin, Catherine Millet, Orlan , Raoul Vaneigem....En trois phrases ou en deux pages, tout en situant la fonction qu'occupe l'art dans les sociétés humaines, les auteurs rebondissent sur d'autres questions implicites et enchâssées : pourquoi l'humanité a t-elle créé l'art ? Peut-on imaginer l'humanité sans art ? Pourquoi l'art plutôt qu'autre chose ? Et dans ce cas, plutôt que quoi ? Diverses, complémentaires ou contradictoires, les réponses suggèrent en creux une re- définition de l'art.
  • Cahiers secrets d'une costumière de théâtre

    Pascale Bordet nousprésente son métier de costumière de théâtre et les différentesrencontres qui ont jalonné son expérience de la scène théâtrale.Ses aquarelles, les photographies de Laurencine Lot et lestémoignages des artistes accompagnent cette présentation.Costumière de théâtre, elle contribue à donner corps par le tissuet le fil au personnage incarné par le comédien et ainsi à luiinsuffler vie. Elle signe ici un très beau livre, richement illustréqui recrée l'atmosphère si particulière qu' elle a découvert aufil des années. Cet ouvrage séduira les amateurs de théâtre maiségalement les amateurs d'arts par ses aquarelles et ses portraits.
  • Bowie, philosophie intime

    Philosophe, Simon Critchley raconte ici le personnage de Bowie et ses créations en mêlant sa propre vie au déroulement de la carrière du chanteur. Il égrène des anecdotes personnelles (sa première écoute de Suffragette city à 12 ans) pour retracer l'évolution de Bowie et sa place dans le monde de la musique et de la mode, en notant combien sa musique l'a accompagné et influencé. Les réflexions de Bowie sur la représentation sont reliées à des grandes figures artistiques, comme celle d'Andy Warhol. Il a toujours cherché à se renouveler et sa soif de création signale aussi un besoin de fuir les carcans de la représentation. Critchley illustre cela très justement.Sa perception très personnelle de Bowie, riche de résonances philosophiques et musicales permet de comprendre la diversité de ses influences intellectuelles et la profondeur de sa réflexion.  Critchley permet aussi au  néophyte et au fan de Bowie de (re)lire la beauté des chansons de Bowie dont beaucoup d'extraits sont retranscrits : 'Oh no love ! You're not alone'/ No matter what or who you've been/No matter when or where you've seen/ I've had my share, I'll help you with pain/ You're not alone.'Un essai émouvant, accessible, qui permet d'entrer dans l'intériorité du chanteur.
  • 105 oeuvres décisives de la peinture occidentale montrées par Michel Butor

    Paru peu de temps avant sa mort, écrit pour etavec Lucien Giraudo, ami de Butor, spécialiste de son oeuvre etauteur de textes critiques sur les arts, ce livre nous rappelle queMichel Butor n'a pas été seulement une figure phare du nouveauroman mais aussi un explorateur infatigable de l'art entre livresd'artistes et essais sur l'art.Ce beau livre au design élaboré nous propose 105oeuvres : « 105 pour aller plus loin que 100 et donner unesensation d'inachevé ». avec la volonté d'« Inciter leregardeur à chercher d'autres pistes, à ouvrir d'autres fouilles, àchoisir enfin selon sa propre vue ». Tout en mettant dans celivre une sorte de musée de la peinture occidentale, Michel Butor adû bien sûr choisir dans un champ si riche et donc sacrifier,choisissant plutôt que des chefs d'oeuvre des « oeuvresdécisives » inscrites dans l'histoire de la peinture et dansl'histoire tout court.De Giotto à Jean-Michel Basquiat, six chapitreschronologiques éclairent les oeuvres (deux pages sont consacrées àchacune d'entre elles) avec des commentaires qui allient l'éruditionet le regard original de Butor dans un style souvent poétique.Ainsi, parlant d'une toile de Bonnard représentant Signac et sesamis en bateau (v. 1924) Butor attire notre attention sur la matièrepicturale qu'il décrit ainsi : 'une espèce de confitureoptique, comme si les êtres faisaient couler des sucs, des sueurs decouleurs. Voyez cette mer presque noire, et toutes ces variations surle blanc, celui de la voile, des chapeaux, du transat, du pont, desbordures, et enfin celui de la bouée. Le bateau devient un buffetpour une dégustation de blancheurs'.
Top