Arts

Peinture, sculpture, photographie, musique, art contemporain, cinéma, arts décoratifs, design architecture... Plus de 9000 documents invitent à une exploration de l'art dans toute sa diversité. Que ce soit pour une initiation ou une approche plus fouillée, dictionnaires, biographies, catalogues d'exposition, ouvrages théoriques et critiques, revues, DVD sont à votre disposition.

Les choix des bibliothécaires

  • L'abécédaire d'un pianiste

    Le grand interprète Alfred Brendel choisit de se promener dans l'alphabet pour nous inviter dans l'univers du piano. Puisant dans son expérience et dans son répertoire favori, Brendel se fait juge et conseiller pour éclairer les musiciens sur la manière de jouer les oeuvres pour piano en revenant sur les principaux compositeurs qui l'ont marqué : Beethoven bien sûr, mais aussi Schumann, Schubert, Haydn... Le pianiste livre sa conception des interprétations en s'arrêtant sur les lectures possibles des partitions à grand renfort d'exemples. Ses notes sont pleines de bon sens, et même d'humour et dressent finalement un portrait assez complet du pianiste : attentif à l'instrument, à l'histoire de la musique, à la technique, il livre aussi des anecdotes savoureuses de sa carrière de soliste qui témoignent de sa capacité à développer un esprit critique face aux diverses interprétations des oeuvres dont il s'est emparé.Agréable et facile à lire, il éclaire magnifiquement sa relation à l'instrument en le définissant ainsi : 'Le piano est un lieu de métamorphose. Il évoque, si le pianiste le veut, le chant de la voix humaine, le timbre d'autres instruments, de l'orchestre, de l'arc-en-ciel, de l'harmonie des sphères. Cette capacité de métamorphose, cette alchimie est notre richesse.'
  • Bowie, philosophie intime

    Philosophe, Simon Critchley raconte ici le personnage de Bowie et ses créations en mêlant sa propre vie au déroulement de la carrière du chanteur. Il égrène des anecdotes personnelles (sa première écoute de Suffragette city à 12 ans) pour retracer l'évolution de Bowie et sa place dans le monde de la musique et de la mode, en notant combien sa musique l'a accompagné et influencé. Les réflexions de Bowie sur la représentation sont reliées à des grandes figures artistiques, comme celle d'Andy Warhol. Il a toujours cherché à se renouveler et sa soif de création signale aussi un besoin de fuir les carcans de la représentation. Critchley illustre cela très justement.Sa perception très personnelle de Bowie, riche de résonances philosophiques et musicales permet de comprendre la diversité de ses influences intellectuelles et la profondeur de sa réflexion.  Critchley permet aussi au  néophyte et au fan de Bowie de (re)lire la beauté des chansons de Bowie dont beaucoup d'extraits sont retranscrits : 'Oh no love ! You're not alone'/ No matter what or who you've been/No matter when or where you've seen/ I've had my share, I'll help you with pain/ You're not alone.'Un essai émouvant, accessible, qui permet d'entrer dans l'intériorité du chanteur.
  • Passion baroque

    En retraçant les bouleversements historiques, religieux et les découvertes scientifiques en Europe à compter du début du XVIIème siècle jusqu'au milieu du XVIIIème, Gilles Cantagrel explique les origines du baroque. La terre n'est plus immobile, elle tourne autour du Soleil et le sang circule dans le corps. Ces observations révolutionnent de nombreux domaines de la pensée, musique comprise.Un langage musical absolument neuf naît en Italie qui va exprimer les sentiments de l'individu avec la musique vocale : la place est donnée au soliste et une musique purement instrumentale se développe. Voix et instruments se mêlent, l'harmonie est valorisée notamment par la basse continue.Gilles Cantagrel s'appuie sur trois âges du Baroque, Le premier Baroque, le Baroque Médian et le Baroque tardif, qui bien que définis arbitrairement permettent de comprendre l'évolution de la musique à travers les formes musicales sacrées et profanes( l'oratorio et l'opéra puis la sonate et la fugue). Il présente les compositeurs qui dominent, d'abord en Italie mais aussi en Allemagne et en France ainsi que la variété des instruments auxquels ils ont recours. Une liberté de plus en plus grande permettra d'élargir les sonorités, en particulier grâce aux modulations.La diversité des modes d'expression utilisés sont présentés de manière extrêmement claire et permettent au lecteur de retenir l'essentiel : le baroque fut un foisonnement, un formidable terreau pour les découvertes techniques qui a permis de représenter les tourments et les joies de l'âme dans un langage absolument nouveau, où la virtuosité règne.
  • Le désir et les dieux

    La mythologie gréco-romaine redécouverte par les artistes de la Renaissance après une longue période d'oubli a été une source d'inspiration importante pour les peintres du 16eme au 19eme siècle. Les histoires de désir et d'amour entre dieux et mortels fournissent des sujets de choix à Botticelli, Titien, Poussin, Rembrandt,  et bien d'autres. Dans L'Iliade et l'Odyssée ou les métamorphoses d'Ovide abondent les récits des amours divines : Jupiter et Danae, Diane et Endymion, Mars et Vénus, Pan et Syrinx ... Certains artistes sont fidèles au texte, d'autres s'en éloignent ; ainsi Corrège qui invente une transformation de Jupiter en nuage pour séduire Io qui ne figure nullement dans le texte d'Ovide. Quoi de plus tentant en effet que d'interpréter les amours des dieux pour créer en toute liberté. Ce livre nous fait redécouvrir avec bonheur la mythologie avec une mise en parallèle des récits des amours divines et des oeuvres inspirées aux artistes par ces textes.
  • Pourquoi y a-t-il de l'art plutôt que rien ?

    Raphael Cuir invite ici des spécialistes de l'art, conservateurs de musées, critiques et historiens de l'art, philosophes et artistes, à répondre à la question : « Pourquoi y a-t-il de l'art plutôt que rien ? ». Parmi eux :Daniel Arasse, Bernard Blistène, Nicolas Bourriaud, Hervé Di Rosa, ou encore Jan Fabre, Gloria Friedman, Edgar Morin, Catherine Millet, Orlan , Raoul Vaneigem....En trois phrases ou en deux pages, tout en situant la fonction qu'occupe l'art dans les sociétés humaines, les auteurs rebondissent sur d'autres questions implicites et enchâssées : pourquoi l'humanité a t-elle créé l'art ? Peut-on imaginer l'humanité sans art ? Pourquoi l'art plutôt qu'autre chose ? Et dans ce cas, plutôt que quoi ? Diverses, complémentaires ou contradictoires, les réponses suggèrent en creux une re- définition de l'art.
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