Arts

Peinture, sculpture, photographie, musique, art contemporain, cinéma, arts décoratifs, design architecture... Plus de 9000 documents invitent à une exploration de l'art dans toute sa diversité. Que ce soit pour une initiation ou une approche plus fouillée, dictionnaires, biographies, catalogues d'exposition, ouvrages théoriques et critiques, revues, DVD sont à votre disposition.

Les choix des bibliothécaires

  • Une petite histoire de la grande musique

    Comment donner envie aux adolescents de découvrir l'histoire de la musique dans sa diversité ?L'auteur, Pascal Amoyel, pianiste et compositeur fait preuve de pédagogie en restituant son dialogue avec Arthur, treize ans, féru de rap et de techno. La discussion est émaillée d'humour et de clins d'oeil qui rendent la discussion vivante pour embrasser, à partir de la préhistoire, les vagues successives d'innovations et de révolutions dans le champ de la composition et préciser des termes techniques en distinguant par exemple, la pulsation du rythme ou en expliquant la structuration d'une sonate.En partant des grands compositeurs et de leurs destins, Pascal Amoyel permet au néophyte de comprendre les principales formes musicales et leur évolution à travers les siècles, principalement en Occident.L'approche est ludique, claire et engageante : les liens entre les faits historiques ou religieux et la création musicale sont exposés sans lourdeur et suscitent, inévitablement l'envie d'entendre les chants, les opéras, ou les symphonies dont il est question. Une frise chronologique restitue les grandes mouvements jusqu'à la musique savante contemporaine et un lexique reprend les termes musicaux, les compositeurs et personnalités cités.
  • Vie ? Ou théâtre ?

    L'œuvre de Charlotte Salomon a été exposée il y a peu au Musée d'art et d'histoire du judaïsme à Paris, mais c'est la première fois qu'elle est publiée dans sa quasi intégralité (environ 800 gouaches), ceci par la jeune maison d'édition Le Tripode. Vie ou théâtre ? C'est la vie de Charlotte, son père médecin, sa belle-mère cantatrice, sa mère suicidée, son amour pour un professeur de chant, sa vie à Berlin, sa passion de l'art... Tout ceci brossé dans une sorte de fièvre entre 1940 et 1942 quand elle était réfugiée avec ses grand-parents à Villefranche-sur-Saône, avant sa déportation à Auschwitz et sa mort à 26 ans. Vie ou théâtre ? C'est l'œuvre d'une vie mêlant littérature et peinture ; un ensemble monumental réalisé avec de pauvres moyens sur papier et calque, et en jouant des trois couleurs primaires.
  • Bowie, philosophie intime

    Philosophe, Simon Critchley raconte ici le personnage de Bowie et ses créations en mêlant sa propre vie au déroulement de la carrière du chanteur. Il égrène des anecdotes personnelles (sa première écoute de Suffragette city à 12 ans) pour retracer l'évolution de Bowie et sa place dans le monde de la musique et de la mode, en notant combien sa musique l'a accompagné et influencé. Les réflexions de Bowie sur la représentation sont reliées à des grandes figures artistiques, comme celle d'Andy Warhol. Il a toujours cherché à se renouveler et sa soif de création signale aussi un besoin de fuir les carcans de la représentation. Critchley illustre cela très justement.Sa perception très personnelle de Bowie, riche de résonances philosophiques et musicales permet de comprendre la diversité de ses influences intellectuelles et la profondeur de sa réflexion.  Critchley permet aussi au  néophyte et au fan de Bowie de (re)lire la beauté des chansons de Bowie dont beaucoup d'extraits sont retranscrits : 'Oh no love ! You're not alone'/ No matter what or who you've been/No matter when or where you've seen/ I've had my share, I'll help you with pain/ You're not alone.'Un essai émouvant, accessible, qui permet d'entrer dans l'intériorité du chanteur.
  • Avec Giacometti

    Yanaihara Isaku a rencontré Giacometti en 1955 ; professeur de philosophie à l’université d’Osaka, bénéficiaire d’une bourse du CNRS qui lui permet de séjourner en France, il s’apprêtait à retourner au Japon mais va différer son voyage pour poser pour lui. C’est le récit de ces séances -Yanaihara prenait des notes chaque soir– et celui d’une amitié forte qui est publié pour la première fois dans sa version intégrale par les éditions Allia, et illustré de magnifiques photos.Nous y voyons Giacometti recommencer sans cesse sa toile pour essayer de saisir au mieux un visage et une présence qui se dérobent, car comment dessiner un visage tel qu’on le voit, « saisir un tout qui ne se réduit pas à un agrégat de détails ». Au fil des séances de pose qui durent plusieurs mois nous voyons Giacometti crier, pleurer, détruire et racler chaque jour la surface des toiles qu’il a entamées « Votre visage est fait d’une multitude de lames de rasoir tournées vers moi. C’est impossible à dessiner... Vous me terrorisez » Auprès de Yanaihara Isaku nous pénétrons au plus près de la vie et de la création de Giacometti ; journal et récit d’une amitié ce livre est aussi une formidable réflexion sur la création.
  • 105 oeuvres décisives de la peinture occidentale montrées par Michel Butor

    Paru peu de temps avant sa mort, écrit pour etavec Lucien Giraudo, ami de Butor, spécialiste de son oeuvre etauteur de textes critiques sur les arts, ce livre nous rappelle queMichel Butor n'a pas été seulement une figure phare du nouveauroman mais aussi un explorateur infatigable de l'art entre livresd'artistes et essais sur l'art.Ce beau livre au design élaboré nous propose 105oeuvres : « 105 pour aller plus loin que 100 et donner unesensation d'inachevé ». avec la volonté d'« Inciter leregardeur à chercher d'autres pistes, à ouvrir d'autres fouilles, àchoisir enfin selon sa propre vue ». Tout en mettant dans celivre une sorte de musée de la peinture occidentale, Michel Butor adû bien sûr choisir dans un champ si riche et donc sacrifier,choisissant plutôt que des chefs d'oeuvre des « oeuvresdécisives » inscrites dans l'histoire de la peinture et dansl'histoire tout court.De Giotto à Jean-Michel Basquiat, six chapitreschronologiques éclairent les oeuvres (deux pages sont consacrées àchacune d'entre elles) avec des commentaires qui allient l'éruditionet le regard original de Butor dans un style souvent poétique.Ainsi, parlant d'une toile de Bonnard représentant Signac et sesamis en bateau (v. 1924) Butor attire notre attention sur la matièrepicturale qu'il décrit ainsi : 'une espèce de confitureoptique, comme si les êtres faisaient couler des sucs, des sueurs decouleurs. Voyez cette mer presque noire, et toutes ces variations surle blanc, celui de la voile, des chapeaux, du transat, du pont, desbordures, et enfin celui de la bouée. Le bateau devient un buffetpour une dégustation de blancheurs'.
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